Euh... un instant, le secteur public et les agences privées sont bien là, n'est-ce pas ?
De nombreuses provinces canadiennes ont fait des efforts pour fournir un certain niveau de services à domicile. Cependant, l’organisation de cette prise en charge par le secteur public est faible. Les conditions changent constamment et le secteur offre très peu de mesures pour assurer un environnement de travail valable et virtuellement aucun moyen à ceux qui y travaillent de se constituer une clientèle au fil du temps. Vous pouvez obtenir des heures mais obtenir un horaire et des déplacements acceptables est un défi constant et choisir le type de patient dont on veut s’occuper est pratiquement impossible.
Dans le cas des agences privées traditionnelles, la qualité des soins n’est presque jamais au centre des préoccupations. Le roulement de personnel, les horaires et les lieux ingérables pour les travailleurs, une faible rémunération (y compris des promesses souvent non tenues par les agences), rendent l’expérience décevante et un environnement de faible qualité pour le soignant, pour le patient et pour sa famille. Ajoutez à cela la pénurie de travailleurs qualifiés dans toute l’Amérique du Nord et vous avez la recette pour avoir de nombreuses années de conditions difficiles et de services de faible qualité pour le patient. Ultimement, le service des agences privées a migré vers la méthode de placer quelqu’un à tout prix et avec la plus grande marge possible (pour l’agence) plutôt qu’une approche gagnant-gagnant pour les patients et les soignants au moyen de bonnes conditions de travail.
Un élément-clé qui explique cette situation : les agences sont coûteuses à gérer. Elles doivent louer ou acheter un espace de bureau, engager, former et maintenir du personnel pour gérer les horaires, la paie, les clients, le marketing et les ventes, la comptabilité, etc. Cela devient vite coûteux, surtout dans les grandes régions métropolitaines.
Les professionnels des soins de tous types, qu’il s’agisse d’aides à domicile, d’infirmières auxiliaires, de préposés aux bénéficiaires ou de tout autre type d’aides-soignants à domicile, entrent dans ce domaine avec l’intention légitime de fournir de bons soins, de faire la différence et avec le désir d’améliorer constamment leurs connaissances et leurs compétences, mais finissent par être désillusionnés.